La Côte d'Azur, dans mes yeux de stagiaire

En paraphrasant l’idée de E.L. Doctorow, je dirais que faire carrière est comme conduire une voiture dans la nuit : on ne voit jamais plus loin que ses phares, mais, on peut faire tout le voyage de cette façon.

 Déjà embarquée dans le véhicule depuis quelques mois, j’ai reçu les coordonnées de la prochaine destination  vers la fin de la première année: l’affectation de mon stage d’été, à l’hôtel Tiara Miramar Beach Hôtel and SPA, à Théoule-sur-Mer, sur la Côte d’Azur.

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Les préparations

Normalement, nous partons en stage avec le binôme que nous avons choisi en début d’année, mais en fonction des destinations, ça arrive de partir à plusieurs. Et c’était mon cas, vu la proximité de mon hôtel avec celui d’un autre du groupe, Tiara Yaktsa.

Ainsi, nous avons contacté l’hôtel pour avoir plusieurs détails : les conditions s’annonçaient bonnes - nous allions être payés, nourris, logés dans la proximité de l’hôtel, ayant une partie de l’uniforme assurée et deux jours de repos. Mais le plus intéressant a été de recevoir des informations de la part des autres étudiants, ayant déjà fait leur stage là-bas. Comme ça, nous avons su à quoi nous attendre : beaucoup de travail, mais autant d’acquis et d’amusement.

 

La première impression

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Je suis arrivée avec un autre collègue deux jours avant de commencer le travail, comme prévu, pour avoir le temps de s’installer et de s’accommoder. On a été un peu surpris de voir que nos chambres étaient occupées et qu’on a dû attendre dehors toute la journée, mais ils ont réagi vite et le directeur nous a accueilli et s’est excusé personnellement. Il y avait déjà là-bas d’autres stagiaires de Vatel Nîmes, qui nous ont montré les locaux et plus tard, au travail, nous ont appris les ficelles du métier.

L’hôtel comptait 59 chambres et une villa, le tout rénové entièrement depuis peu, dans un style oriental, à la hauteur de ses 5 étoiles. Pour moi, c’était ma première expérience professionnelle dans un établissement d’un tel standing et je me sentais un peu stressée pour la suite, espérant être à la hauteur des attentes de mes futurs clients et managers (car je devais faire tant de la restauration que de la réception).

Le logement ne faisait pas rêver, étant dans un couloir dédié aux stagiaires, au sous-sol, au niveau du parking : on était deux par chambre, assez petite, mais on avait au moins l’air conditionné et une télé – bref, c’était acceptable pour 4 mois, vu le peu de temps passé dedans.

 

Mes responsabilités au travail

L’ambiance au travail était un peu tendue quand on est arrivés. Le mois précédent, l’hôtel a enregistré une forte activité pour cette période et tout le monde attendait impatiemment l’arrivée des stagiaires et des saisonniers. Pour cela,  on n’a pas eu vraiment de période basse, d’accommodation, en commençant le travail comme en pleine saison.

En réception

 J’ai commencé en réception, où j’ai trouvé une super équipe, qui m’a formée vite à ce métier que je n’avais jamais fait auparavant. En plus, ma responsable a été un vrai modèle pour moi, me permettant de gagner en connaissances, confiance et en responsabilité.

Jusqu’à la fin, j’avais les mêmes tâches qu’une réceptionniste : s’occuper des check-ins, des check-outs et de l’accompagnement des clients en chambre, répondre au téléphone et aux mails, gérer les plaintes et les demandes de conciergerie et réaliser la partie administrative.

J’ai aimé le plus:

  • Le contact avec les clients
  • Le haut degré de responsabilité
  • L’ambiance au travail, grâce à une équipe soudée et un bon manager
  • L’acquisition de nouvelles connaissances et compétences
  • La diversité de chaque jour

J’ai moins aimé  :

  • Le stress, inévitable pendant les heures de pointe

 

Au restaurant

Mon expérience au restaurant Moya a commencé le dernier mois de mon stage. Le restaurant avait une cuisine ouverte et une vue sur la mer, que tous les clients désiraient. La saison était presque finie, mais l’équipe étant déjà formée, c’était un défi pour moi de trouver ma place.

L’expérience acquise au long des semaines de pratique m’a aidé à m’adapter vite aux exigences de l’hôtel, mes principales responsabilités étant le bon déroulement du petit-déjeuner et du déjeuner. Vu qu’on était en sous-effectif, le room-service et le remplissage du mini-bar était à notre charge également – une chance pour moi de découvrir ce secteur également.

J’ai aimé le plus:

  • L’absence d’heures creuses
  • La chance de devenir polyvalente

J’ai moins aimé :

  • Les heures supplémentaires (mais qui étaient récupérées après)
  • Les tâches routinières (polish des couverts, ménage etc.)
  • La fatigue physique

 

Le soleil, les voyages et les mojitos

L’avantage de travailler sur la Côte d’Azur est qu’après avoir fini le travail, tu es toi aussi en vacances. Nous profitions souvent pour aller à la plage, située à 5 minutes de l’hôtel ou pour sortir dans les villes alentours (Théoule, Cannes, Fréjus, Antibes). Faire la fête fait partie de la vie de saisonnier, en adoucissant le rythme du travail en haute saison et en consolidant les relations de travail. En plus, pendant les jours de repos, nous avons pu visiter les attractions principales sur la Côte d’Azur : Cannes, Nice, Monaco et les lles de Lérins, en comprenant mieux ce style de vie caractéristique du sud.  

Je garde aussi un bon souvenir des courses à pied faites dans les collines du Trayas. D’en haut, la vue était magnifique sur toute la Côte d’Azur, offrant une perspective d’ensemble sur la beauté de la région.

 

Un regard vers le futur

 Le seul désavantage pour nous était l’emplacement éloigné de l’hôtel de la ville. Comme je n’avais pas de voiture, je dépendais toujours des autres pour sortir, fait qui se trouvait souvent compliqué, vu qu’on avait des horaires de travail différents.

C’est pour ça que pour le stage de deuxième année j’ai choisi une destination citadine multiculturelle, vivante, au cœur de l’Europe : Bruxelles. En plus, l’opportunité d’essayer un nouveau poste, avec de nouvelles responsabilités, celui d’Assistante Général Manager, me permettra de mieux découvrir cet univers professionnel, qui me passionne : l’hôtellerie.

Car finalement on apprend que, plus que le désir d’arriver à la destination finale, ce qui nous pousse à agir, c’est l’enchantement et la curiosité de faire le prochain pas.